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Notre poison quotidien

17 juin 2011 2 912 views Aucun commentaire

> Sur les 100 000 produits chimiques commercialisés depuis 1945 seulement 3% ont été testés, et 935 ont été évalués par le Centre international de la recherche sur le cancer (CIRC).

Une enquête de Marie-Monique Robin sur la contamination de la chaîne alimentaire par des milliers de produits chimiques, utilisés depuis la fin de la seconde guerre mondiale…

Pourquoi manger peut provoquer une mort lente et douloureuse ? Réponse dans le film :

L’industrie chimique empoisonne nos assiettes.

Le poison est partout. Dans les biberons, les canettes de sodas, les assiettes… Tous les jours et dans l’ignorance la plus totale, nous en absorbons des doses significatives. Espérons que nos corps tiendront le coup. Après tout, les mystères de la biologie et de l’évolution sont incommensurables.

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Cela étant dit, une chose est sûre avance Marie-Monique Robin, il y a une corrélation directe entre l’absorption de produits chimiques présents dans nos assiettes et les maladies neurodégénératives (Parkinson et Alzheimer, surtout), les troubles de la reproduction chez la femme et l’homme ainsi que le cancer. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, 100 000 nouveaux produits chimiques ont été commercialisés et ces maladies ont connu une véritable explosion. Faut-il y voir le retour de bâton inévitable de la révolution verte qui mettait un terme par le biais du “miracle chimique” aux famines et disettes d’antan?

Après le succès de Le monde selon Monsanto, un documentaire à charge contre le leader américain d’OGM, c’est au système d’homologation et de réglementation des produits chimiques contenus dans les aliments que la réalisatrice s’en prend. Deux ans d’investigations et un impressionnant travail de recherche plus tard, son constat est sans appel. Ce système auquel nous accordons une confiance aveugle est arbitraire (les liens entre l’industrie et les agences de réglementations sont inextricables), fallacieux (les études sont menées par l’industrie elle-même et ses données brutes, jamais publiées) et approximatif (impossible de connaître l’effet sur le long terme).

Le résultat est affolant d’autant plus que l’enquête est menée avec un calme olympien (on est très loin de l’hystérie et du pathos de Michael Moore) et que Marie-Monique Robin s’attaque aux problèmes structurels plutôt que de s’épancher sur le triste sort des victimes. Reste à savoir si une agriculture non chimique est envisageable à l’heure de la mondialisation et si les pouvoirs publiques ont encore la capacité d’infléchir la tendance.

Source : L’express

Et voici le dossier de presse détaillé

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